Quand l'abattoir vient à la ferme

Le collectif Quand l’abattoir vient à la ferme

Le Collectif Quand l’abattoir vient à la ferme est né à l’automne 2015 à l’initiative de Jocelyne Porcher, Directeur de recherches à l’INRA et de Stéphane Dinard, éleveur en Dordogne.
Ce Collectif entend répondre à un constat simple : de plus en plus de petits éleveurs refusent que la mort de leurs animaux ne se termine à l’abattoir, et revendiquent le droit d’abattre  leurs bêtes à la ferme. Personne ne les entend vraiment.
Disséminés sur l’ensemble du territoire et dans diverses régions, il fallait pouvoir fédérer et centraliser ces demandes au sein d’une structure unique, c’est l’une des raisons d’être du Collectif.

La spécificité du Collectif est d’être pluridisciplinaire puisqu’il rassemble bien évidemment des éleveurs, mais aussi des vétérinaires, des artisans-bouchers, des consommateurs engagés, des associations de protection animale, des citoyens…

Nous sommes aujourd’hui près de 850 personnes engagées en faveur de cette initiative!

Précisons que ce Collectif est 100% bénévole.

Si les animaux de la ferme sont aujourd’hui accusés de contribuer au réchauffement climatique, de nuire à l’environnement, à la santé des consommateurs. L’élevage est souvent décrit comme une activité immorale qui n’aurait d’autres visées que l’exploitation et la domination des animaux. Nous n’aurions plus d’autre choix que celui, binaire, d’accepter ou de refuser les produits issus des animaux.

Il existe une autre voie, celle qui soutient un élevage véritable, respectueux des animaux, des êtres humains et de notre planète. Mais ce véritable élevage, matrice de nos liens aux animaux domestiques et témoin de leur grandeur, est en péril et doit faire face à de nombreuses contraintes dont la première concerne l’abattage des animaux. L’élevage est un métier de la vie. La mort en est le bout, et non le but.

Dans le contexte d’une industrialisation accrue de l’élevage, des éleveurs, des consommateurs et des citoyens résistent et proposent un autre modèle. Il y a des éleveurs qui ont décidé qu’ils ne voulaient plus amener leurs animaux à l’abattoir et qu’au contraire, ils voulaient que le dernier jour de l’animal dont ils ont pris soin, soit un jour comme les autres. Nous avons donc structuré ce collectif car une solution nous semble à tous être la clé d’un élevage véritable : l’abattage à la ferme et la possibilité pour les citoyens d’être responsables de leur démarche de consommation.

Lors de son audition devant la commission d’enquête en juin dernier, notre Collectif a pu à la fois présenter l’état d’avancée de ses travaux, et défendre le bien-fondé d’une telle démarche devant les députés.

Témoignage de Stéphane Dinard, éleveur qui refuse que la vie de ses animaux se termine dans les abattoirs…

Plus la médiatisation s’opère autour du sujet de l’abattage ambulant, plus nous sommes nombreux, ce dont nous nous réjouissons.

Nous souhaitons que ce Collectif puisse porter la voix de tous ceux et celles qui souhaitent voir aboutir le développement des abattoirs mobiles dans nos campagnes. Ainsi, nous avons besoin de l’appui de tous : éleveurs, consommateurs, citoyens, vétérinaires, étudiants, chercheurs etc.

IMPORTANT : Vous pouvez  vous aussi manifester votre soutien à notre notre Collectif en remplissant ce formulaire : Accéder au formulaire

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