Quand l'abattoir vient à la ferme

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Communiqué de presse : la loi Alimentation ouvre la voie à une expérimentation des abattoirs mobiles

Depuis 2015, l’association « Quand l’abattoir vient à la ferme » a pour objectif de permettre aux animaux de naître, vivre et mourir à la ferme. De très nombreux éleveurs refusent en effet, notamment pour des raisons morales, de voir la vie de leurs animaux s’achever dans un abattoir, les conditions d’abattage actuelles ne permettant pas, de leur point de vue, de donner une mort digne à leurs animaux. Avis qui est partagé par un nombre croissant de consommateurs et de citoyens également demandeurs de modes d’élevage et d’abattage alternatifs à l’industrie des productions animales.

L’adoption, dans la nuit du 27 au 28 mai 2018, de l’article 13 quinquies issu de propositions de l’association « Quand l’abattoir vient à la Ferme » pour l’expérimentation d’abattoirs mobiles, représente une véritable avancée pour les animaux, pour les personnes qui travaillent avec eux et pour les consommateurs.

Consultez notre communiqué de presse daté du 12 juin 2018

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Jocelyne Porcher : « Défendre les éleveurs contre les idéologues et les industriels »

Retrouvez une interview de Jocelyne Porcher parue dans le Figaro du 15 décembre 2017.
Cliquez sur l’image ci-dessous pour accéder à la lecture de cet article :

Tribune collective en faveur de l’abattage de proximité

Ce lundi 11 décembre 2017 , le Collectif Quand l’abattoir vient à la ferme cosigne une Tribune sous l’égide de la Confédération Paysanne et aux côtés d’une vingtaine d’organisations.

Cette tribune vise à favoriser les outils d’abattage de proximité et insiste aussi sur la nécessité de développer de nouveaux outils comme les abattoirs mobiles et plus généralement, l’abattage à la ferme. 

Tribune collective Abattage de proximité

Organisations et personnalités signataires : Confédération paysanne, FNAB, FADEAR, Réseau CIVAM, Nature et Progrès, Union bretonne Pie noire, France Nature Environnement, AFAAD, Les Amis de la Confédération paysanne, GIE Zone Verte, MIRAMAP, Biocoop, Collectif Quand l’abattoir vient à la ferme, Collectif Plein air, SAS Le Boeuf éthique, Société Schwaiger (camion d’abattage mobile), SAS Le Ateliers de la Queille, Christophe Gouazé (directeur général de l’abattoir de St Girons, Ariège), Pierre-Emmanuel Robin (co-gérant de l’abattoir du Diois, Drôme), Bénédicte Peyrot (présidente de la SCIC Abattoir des Hautes Vallées à Guillestre, Hautes-Alpes).

Abattage à la ferme : Événement le 06 décembre prochain dans le Gers

L’association des Bios du Gers-GABB32 vous invite, vous éleveurs de ruminants ou de porcs, structures d’accompagnements en élevage, et professionnels de la filière d’abattage, à une rencontre/débat le MERCREDI 6 DÉCEMBRE au Lycée agricole de MIRANDE : Route de Valentees, 32300 MIRANDE.

PROGRAMME:

Accueil à partir de 9H00 du matin

09H30 -Présentation des objectifs de la matinée, état des lieux de la filière élevage bio dans le Gers et présentation de la situation sur les abattoirs

10H00 -Intervention sur l’abattage à la ferme: Les avantage/inconvénients, la législation, les outils en Europe et en France, les collectifs… avec l’intervention de Stéphane DINART, éleveur en Dordogne et président du collectif « Quand l’abattoir vient à la ferme ».

11H00 -Échanges/Débats: L’abattage à la ferme peut-il solutionner le manque d’outils d’abattage dans le Gers?

12H30 -Conclusion de la matinée

Repas pour ceux qui souhaite rester à la visite de ferme de l’après-midi au lycée agricole de Mirande : 8€73 à payer sur place (INSCRIPTION AVANT VENDREDI MATIN)

14H00 – Visite de la ferme du lycée agricole de Mirande

Inscriptions obligatoires:  https://framaforms.org/bien-etre-animal-et-autonomie-labattage-a-la-ferme-1510729679

AGIR : États généraux de l’alimentation : Voter pour les abattoirs mobiles en France

Les États généraux de l’alimentation sont une occasion de mettre en valeur notre volonté de voir se développer en France des abattoirs mobiles. En concertation avec l’AFAAD, nous avons donc déposé une proposition en ce sens. Nous vous invitons à voter pour cette proposition et à largement la diffuser autour de vous.
Le plus simple est de voter en vous connectant avec votre compte Facebook,cela se fait en quelques minutes. Merci à tous !
Attention temps de Téléchargement long lorsque vous êtes sur mobile. Il faut attendre 5 à 10 secondes pour que notre proposition s’affiche et que vous puissiez voter. Merci de votre vigilance
. Ci-dessous les détails de notre proposition.


Développer les abattoirs mobiles en France

Etats généraux de l'alimentation

Et si l’abattage prenait vraiment en compte la bien traitance animale?

Consommer responsable, c’est être soucieux des conditions de vie et d’élevage des animaux qui nous nourrissent. Plus encore,c’est se préoccuper tout autant des conditions de mise à mort des animaux. Consommer responsable c’est donc accepter d’intégrer dans ses choix de consommation ce critère essentiel qu’est le traitement des animaux à l’abattoir.
Aujourd’hui, une grande partie des animaux sont majoritairement abattus comme ils sont produits, industriellement. Les « productions animales », ce sont les usines de production des animaux (les porcs, les volailles…) et des produits animaux (le lait, les œufs…) et les usines de transformation de cette matière animale. Entre les deux, l’abattage, simple procédure technique de passage du vif au mort. Car, si les animaux sont produits comme des choses, ils sont également traités comme des choses à l’abattoir.
En dehors de ces systèmes industriels, des milliers d’éleveurs travaillent de manière digne et respectueuse des animaux, de l’environnement et des consommateurs. Mais, pour ces éleveurs, il n’existe pas d’alternatives à l’abattoir. Il reste encore sur le territoire des abattoirs « de proximité » mais ils sont le plus souvent pensés sur le modèle industriel et ils doivent répondre aux mêmes normes et aux mêmes procédures. Autrement dit, même si des éleveurs élèvent leurs animaux dignement, ils ne peuvent se soustraire à un abattage indigne. Ils doivent déléguer l’abattage de leurs animaux à des structures opaques en lesquelles ils n’ont pas confiance. Cette délégation obligée est cause de souffrance pour les éleveurs car ils ont le sentiment d’abandonner leurs animaux à un moment ou au contraire ils devraient plus que jamais assumer leurs responsabilités envers eux. Et pourtant, une solution existe : l’abattage à a ferme.

Des abattages moins anxiogènes et à dimension humaine

Si nous souhaitons le développement des abattages à la ferme c’est avant tout par souci du respect des animaux d’élevage lors de leur mise à mort. Ainsi, les différentes expériences menées en Europe, tendent à démontrer clairement que le niveau de prise en charge du bien-être animal est amélioré dans ce type d’abattage, avec notamment les éléments suivants à considérer :
•    Suppression du transport pour les animaux,
•    Réduction du stress pré-abattage (pas d’attente prolongée en bouverie),
•    Pas de manipulations répétées de la part d’inconnus,
•    Absence de cadences industrielles imposées dans les gestes de mise à mort,
•    Possibilité de répondre à la demande « morale » des éleveurs qui souhaitent accompagner leurs animaux lors de la mise à mort, et s’assurer de la bonne mise en œuvre de l’abattage.
En outre, lorsque l’abattoir vient aux éleveurs, il répond à un besoin économique et territorial permettant de pallier à la baisse du nombre d’abattoirs de proximité.

Une demande sociétale existe

Lors des auditions de la commission d’enquête parlementaire « Abattoirs » et lors des débats à l’Assemblée, le collectif « Quand l’abattoir vient à la ferme » a demandé à pouvoir mettre en place des expérimentations d’abattage à la ferme notamment via des abattoirs mobiles. Ces demandes ont été rejetées laissant de nombreux éleveurs dans le désarroi. De nombreux éleveurs mais également de nombreux consommateurs. Car l’abattage à la ferme est également une demande d’une part croissante de nos concitoyens refusant le système industriel. Eux aussi veulent pouvoir assumer leurs responsabilités envers les animaux et pouvoir faire confiance aux éleveurs. Il en est de même pour un grand nombre de professionnels, bouchers, chefs, artisans, vétérinaires… La qualité des produits animaux repose avant tout sur une qualité morale, celle du respect des animaux.

Ayons enfin le courage de nos voisins Européens !

Des solutions d’abattage à la ferme existent. Elles sont mises en œuvre en Suède, en Allemagne, en Suisse… via des équipements adaptés à différentes tailles de troupeaux et différents systèmes d’élevage. Ce qui est possible dans ces pays est possible en France. C’est pourquoi nous demandons aux pouvoirs publics français de soutenir les expérimentations d’abattage à la ferme proposées par notre Collectif. Pour les animaux, pour leurs éleveurs et pour la pérennité d’un élevage en France digne de ce nom.

« Le Collectif Quand l’abattoir vient à la ferme » rassemble plus de 800 personnes (éleveurs, chercheurs, associations, vétérinaires, bouchers) travaillant au développement de l’abattage à la ferme en France.

Pour voter en faveur de notre proposition rendez-vous ici: https://www.egalimentation.gouv.fr/projects/comment-soutenir-des-modes-de-consommation-plus-responsables-et-environnementaux/consultation/consultation-7/opinions/solutions/developper-les-abattoirs-mobiles-en-france

« Comment être éleveur, dire aimer ses animaux, tout en les amenant vers la consommation humaine ».

J’entends de plus en plus de discours prônant le végétarisme voire le végétalisme, points de vue que je respecte. Ce que je ressens aussi souvent, et c’est là que cela me dérange, c’est une volonté de certains d’abolir purement tout élevage à des fins alimentaires. Le terreau de développement de ces idées semble être d’une part la barbarie des élevages modernes qui considèrent les animaux comme des machines à produire dénuées de toute conscience, et d’autre part, je crois, une certaine vision de la vie et de la mort…

Je veux croire que les difficultés de l’agriculture moderne sont une belle occasion de construire quelque chose de plus humain.

J’aimerais parler de l’élevage que je pratique sur ma ferme et auquel je tiens.

Je suis éleveur, c’est un mot lourd de sens et de responsabilité. J’élève des brebis, des vaches, et il y a aussi des chèvres sur la ferme, ainsi que des poules, des chiens, des chats. Mon souci quotidien est que mes animaux se sentent bien dans leur vie, soient en bonne santé et que je sois en mesure de leur donner chaque jour tout ce dont ils ont besoin en qualité et en quantité. C’est une attention de chaque instant. Je peux dire que j’aime profondément mes animaux. Ma vie, celle de ma famille et leur vie sont profondément liées. Et pourtant, en conscience, je destine certains de mes animaux à notre alimentation, votre alimentation (pour ceux qui mangent de la viande…), et ainsi j’écourte leur vie. Comment est-ce possible ?

Après la mort…

Certains croient au Paradis, beaucoup de gens n’y croient plus et ne croient d’ailleurs plus à rien. La mort est donc pour eux une fin définitive. Pour ceux-là, si par anthropomorphisme ils pensent que la brebis a la même vision de la mort qu’eux, je comprends soit qu’ils arrêtent de consommer de la viande, soit s’ils n’y arrivent pas, qu’ils le vivent mal.

Anthropomorphisme :

Est-on sûr que nos peurs et nos angoisses soient les mêmes chez nos animaux domestiques, ou ont-ils les leurs ?

Prendre le temps de les observer, me fait de plus en plus penser qu’ils ont les leurs.

La vie la mort, la mort la vie.

Pour moi la mort n’est pas une fin, c’est le début de quelque chose de nouveau. Partout autour de nous dans notre environnement, la mort nourrit la vie, la bactérie décompose la matière organique morte qui nourrit la plante qui à son tour nourrira l’homme ou l’animal, et il en est ainsi depuis le début. En cela, j’accepte la mort pour nourrir la vie. Au sens global du terme, s’il n’y a pas de mort, il n’y a pas de vie. J’ose même franchir le pas et me dire qu’il y a une vie après la mort.

Je crois en la Vie. En cela je sais Ô combien la vie d’un être vivant est précieuse. Enlever la vie n’est pas anodin, et doit être fait en conscience.

 Je ne veux plus amener mes bêtes à l’abattoir.

L’abattage des animaux se fait dans des structures de plus en plus grosses, ou des gens travaillent toute la journée à donner la mort. C’est inhumain, et ça ne peut que conduire à de la maltraitance animale. Je ne veux plus amener mes animaux dans ces structures. Je veux qu’on nous autorise, nous éleveurs à prendre en charge l’abattage de nos animaux sur nos fermes. Les faire mourir là où ils sont nés, là où ils ont vécu, là où ils se sentent bien.

De l’interdépendance entre Homme, animaux et plante domestiques.

L’homme sédentarisé a souhaité s’assurer une alimentation diversifiée à portée de mains. Il a domestiqué des animaux et des plantes. Il a construit un système vivrier dans lequel chaque espèce a sa place et se complète. Les plantes domestiques ne poussent pas si bien sans un apport animal, et n’existeraient plus sans l’homme ; l’animal domestique ne vit pas sans un apport végétal apporté par l’homme et sans sa protection ; et aujourd’hui l’homme ne saurait plus se nourrir de cueillette et de chasse.

Mangez en conscience.

Ce texte a été rédigé par un éleveur de l’Ardèche, nous le remercions.

[SIA 2017] : Le Collectif s’exprime lors d’une table-ronde sur l’abattage de proximité

Le 04 mars 2017, la Confédération Paysanne organisait une table-ronde au Salon de l’Agriculture consacrée aux solutions d’abattage de proximité : L’abattage de proximité, un outil au service de tous les éleveurs.

Stéphane Dinard représentait notre Collectif dans ces débats.

La table-ronde  visait à entendre des porteurs de projet d’abattage de proximité : 4 paysans ont retracé l’historique et les fondements de leurs démarches, l’état actuel de leurs projets, et les freins qu’ils ont pu identifier lors de leur parcours.
Guillaume Betton, SAS Pôle Viandes Locales (Bourganeuf – Creuse)
Stéphane Dinard, Collectif « Quand l’abattoir vient à la ferme »
Emilie Jeannin, Boeuf éthique (Côte d’Or)
Pierre-Emmanuel Robin, abattoir de Die (Drôme)

 

Lors de son intervention, Stéphane a pu apporter un éclairage sur l’intérêt des abattoirs mobiles et les diverses solutions existantes, notamment le caisson d’abattage qui nécessite de structurer des partenariats avec des abattoirs de proximité pour le traitement aval de la carcasse.